L’association des Amis de la RASD, constate et dénonce l’oubli systématique de la question du Sahara occidental quand il s’agit du respect du droit international. Le Maroc, qui en occupe une grande partie depuis 1976, serait-il dispensé d’appliquer le droit de la décolonisation ? Serait-il dispensé d’accepter la tenue d’un référendum d’autodétermination qui donne enfin le droit au peuple sahraoui de décider librement de son destin ?
Les Nations Unies et l’envoyé personnel De Mitsura, tentent de construire un processus de négociations, le Front Polisario a fait des propositions qui toujours donnent au peuple sahraoui le droit à choisir librement son avenir, alors que plusieurs membres du Conseil de sécurité s’activent pour soutenir la « marocanité » du Sahara occidental.
Les récentes visites des ambassadeurs français, puis américains à Dahkla, ville du Sud du Sahara occidental, ne sont pas que symboliques, elles entendent bien confirmer leur soutien à l’occupation marocaine et de fait empêcher tout progrès, respectueux du droit, d’un processus de négociations engagé par l’ONU.
La position officielle française toute dévouée à l’occupation nous scandalise particulièrement ! Le Président Macron n’est-il pas, à l’occasion de chaque discours, le défenseur résolu du respect du droit international ? Respect du droit à géométrie variable quand il s’agit de préserver de soi-disant intérêts ou de s’aligner derrière les décisions américaines.
Le peuple sahraoui résistant depuis 50 ans, qu’il soit réfugié en Algérie ou sous occupation dans son pays, mérite davantage de respect ! En défendant son droit, il défend celui de tous les peuples et lutte pour que jamais le droit du plus fort ne s’impose à l’ordre international.
Aussi l’AARASD qui soutient depuis 50 ans l’application du droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple sahraoui, poursuit son engagement avec la conviction de la victoire tant la détermination de ce peuple l’y encourage.
Paris le 11 mai 2026
